Moi pas comprendre (ou appeller un chat un chat)
Regarder les actualités ici me laisse parfois bien perplexe.
Est-ce lié au fait que c'était hier la fête des enfants, et que la rédaction avait cherché à donner cet angle aux sujets du jour... toujours est-il que ça donne un peu l'impression de voir des gamins chercher n'importe quelle excuse pour ne pas avoir à faire la vaisselle.
On parle actuellement de faire intervenir des jurés populaires lors des procès au Japon. Et aux actualités de dimanche soir, on pouvait voir développé loooonguement, très longuement, vraiment très longuement les problèmes de garde d'enfant que ça pouvait poser (!) On croit rêver. Monopoliser l'antenne pour une poignée de gamins à placer chaque semaine parce qu'un des parent aurait été tiré au sort pour donner un avis au tribunal.
D'autres plus bienveillants que moi diraient qu'au Japon, on fait le tour complet du problème avant de prendre une décision, qu'on analyse chacun des aspects, un à un (on entend ça par exemple dans les CCI lors des journées "Export-Japon").
Mais là, ça me laisse franchement songeur. D'habitude le problème des places en crèche n'a pas l'air d'intéresser grand monde, et l'administration se repose sans détour sur les grands parents pour se dédouaner de cette coûteuse tâche*... Et est-ce si innenvisageable - si c'était vraiment la question - d'imputer au budget de la justice le coût 4 à 5 assistantes maternelles pour prendre en charge la vingtaine d'enfants concernés (car une étude avait été faite pour ce reportage sur ce que ça représentait en nombre :) ?
Est-ce qu'à l'inverse l'aversion à l'idée de devoir prendre la décision d'inculper quelqu'un (et je ne sais pas si les jury populaires devront gérer les cas passibles de peine de mort ; les premiers ministres ont parfois eux-même du mal à signer les papiers là où c'est pourtant dans leurs fonctions) ne serait pas le vrai sujet à voir et traiter ici ? C'est en tout cas mon avis, j'ai quand même l'impression que le Japon traîne des pieds et se cherche des excuses pour ne pas voir entrer en application ces nouvelles procédures.
Sans grande transition, le sujet suivant donnait des chiffres sur la population japonaise, et la proportion de jeune. La part des jeunes de 0 à 14 ans par rapport au reste de la population serait de moins de 15% (ça fait pas beaucoup quand même)... là où de mémoire celle des plus de 65 ans représentait plus de 50% (là ça compte un peu)... Et la natalité n'arrête pas de chuter.
Et sans aucune transition cette fois ci, savez-vous ce qui fait l'importance d'un homme politique japonais ?
* Sur les formulaires, il y a une case à cocher concernant la proximité et la disponibilité des grands-parents.
C'est quoi cette petite voiture ?
Bravo à Akaieric, dont je vous recommande chaudement le blog, et qui me souffle jusqu'au titre de mon billet !
Au bout de la rue se trouvait donc cette petite, toute petite, probablement la plus petite voiture* qu'ai jamais produit le Japon, et dans sa toute première version, celle qui n'a que trois roue, et qui en est que d'autant plus marrante, et toujours en version pick-up, pour pouvoir transporter tout ce qu'on veut depuis le meuble de tante Momoko, le caniche-cheveux-au-vent de l'élégante Hisako, à la planche de surf du p'tit Tarô...
Voilà, j'en suis grand grand fan, surtout dans un tel état, surtout garée à l'abri d'une telle boutique ! Regardez moi ces posters !
* Suivez ce lien, il vous réservera une autre belle surprise :)
Le temps dure longtemps
Et puis, on a pris la ligne Nankai qui s'arrête pas très loin de la maison et se poursuit plus au sud. Sauf qu'au moment où le conducteur du train annonçait notre station, le petit pris d'une grosse fatigue peinait à émerger. Après avoir hésité à faire un aller-retour jusqu'au terminus en bord de mer, le petit s'est finalement reveillé à la station suivante, et nous de décider de rentrer par le sud à la maison.
Au sortir de la gare, on débouche alors sur la cheminée farceuse les jours de feu d'artifice, celle aussi qui m'offrait une première bougie pour ce blog... et vue de ce côté là en fait, rien ne la différencie notoirement de sa face nord.
Un taxi, une pseudo rivière, un petit quartier sans bruit où on ne croisera que quelques rares vieux et vieilles. Les maisons sont d'époque, de tôle rouillée et de bois lazuré détrempé. A la sortie de la gare on nous indiquait une forge militaire, devenue propriété privée et donc invisitable ; pourquoi l'indiquer alors ?
On finira bouche-bée devant une petite boutique d'encens qu'on pourrait penser abandonnée depuis des siecles, mais quand on tire sur les battants de portes, les vitres dans des boiseries mal certies carillonnent et une obasan nous accueille avec le sourire. L'intérieur du magasin sent la rose et mille autres parfums, et alors que la patronne nous emballait nos cadeaux pour la France, on sût que la maison avait 150 ans d'âge...
La route nous fait ensuite passer devant un barbier, une boutique de sake et ses distributeurs déglingués, pour se terminer sur un passage à niveau. Ce qui nous sera d'une grande aide, le petit a désormais un but : rejoindre, et vite, l'endroit d'où des chinchin-densha se font voir. Et moi, de loin déjà je l'avais repérée, et en s'en rapprochant, elle est vraiment magnifique.
L'avez vous vue aussi ?
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La ville du grand pays
Avant de prendre l'avion, et alors que les arbres ne montraient que quelques timides bourgeons et de rares et intrépides fleurs, on était sorti en famille à la recherche d'un temple de Daikokucho, en plein centre d'Osaka orné d'après la pub d'une tête de tigre géante en guise de porte d'entrée. Baba avait reçu dans sa boite aux lettres un prospectus mettant en avant les canines du gros animal, ce qui lui avait fait dire "Ghismo san ne peut pas ne pas aller voir ce temple".
Et, arrivé à Daikokucho, on a bien trouvé un temple, des souris et des dragons enragés, mais de tête de tigre, aucune trace, ni devant, ni derrière ni ailleurs, l'occasion - s'il en fallait une - pour nous, de quadriller le quartier à sa recherche.
Juste derrière le temple, miroite un petit super dont la déco semble s'inspirer des Pachinko, tout en couleurs et en néons tappe-à-l'oeil, la clientèle est moins brillante, mais chaque jour on peut y acheter des articles soldés à un petit yen, à condition de n'en prendre qu'un seul.
Le quartier est très typique d'Osaka : maisons désunies et ternes, fils électriques comme autant de liens organiques à vif, claquement de talons des filles qui rentrent chez-elles, vélos négociant les virages sans s'annoncer, parkings à automobiles suspendus, petits ateliers à côté des maisons d'habitation, linge régurgité par les fenêtres.
Quelques rues plus loin, un parc avec son arbre à Totoro nous offrira l'hospitalité pour un repas sur le pouce, en compagnie d'innombrables pigeons qui ont coupé l'appétit du petit avec leurs roucoulements collectifs incessants.
Et puis, encore un peu plus loin et avant d'arriver à Namba Parks où se réalisait un tournage très spécial, on est passé à côté du gymnase où les Sumo étaient alors en train de combattre (on était en février). Dans les ruelles, un homme en kimono, monté sur de hautes geta survolait le pavé en direction opposée des combats avec son balluchon.
La suite nous emmena un peu au sud de la maison, mais c'est une autre histoire...
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Ambiance nocturne
Deux photos prises récemment dans les alentours, pour sauvegarder l'ambiance.
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Ranger les pièges à mauvais esprits
C'est aujourd'hui la fête des poupées.
Depuis quelques semaines, elles se laissaient observer, silencieuse dans la chambre traditionnelle de chez mes beaux parents. Ce qui fut d'ailleurs une surprise, je savais que mon épouse avait l'empereur et l'impératrice, mais j'ignorais que la collection était complète... mon incrédulité à ce sujet aura bien fait rigoler la belle famille : mais où est-ce que cet imposant cortège peut bien reposer le reste de l'année ?... Il doit y avoir une cave secrète dans leur appartement ou un grand mystère. Je n'en ai rien su.
Le petit lui, ne s'est pas posé de question, et en voyant la cours impériale a pensé que, quand même il y avait un grand absent, et qu'il se devait de réparer l'affront.
J'avais il y a quelques années écrit un petit article sur cette fête, illustré à l'époque de photos que m'avais très gentiment confié Frédéric Gautron. Aujourd'hui, et grâce à la Toute Petite, car c'est pour elle qu'on a sorti des placards - secrets - toute la collection, je peux à mon tour illustrer cette fête très colorée.
Et demain, tout est fini, les boites auront rejoint les placards, sans quoi on réserve un bien mauvais sort à la petite fille pour qui elles sont exposées, les poupées le sont pour attirer et accumuler les mauvais esprits...
brrr...
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Omiyamaïri
Samedi dernier, on est parti tous ensemble, le Petit en premier, poussant la Toute Petite, au petit temple voisin de Takasaki. Et on y a trouvé les Kamisama du printemps qui étaient arrivés un peu avant nous.
Mais plus que de rendre visite aux pruniers en fleurs et aux bourgeons des plus timides cerisiers, c'est pour la Toute Petite qu'on avait fait le déplacement.
La cérémonie se nomme omiyamaïri et consiste à faire les présentations entre le dernier de la famille et les Kamisama du temple. Une sorte de baptème shintoïste avec l'eau en moins, le kimono et un idéogramme sur le front en plus.
La famille prend place à l'entrée du temple, Baba au milieu, avec la Toute Petite dans les bras, les parents autour, Jiji est avec le Petit en périphérie. Le prêtre nous accueille, fait confirmer la prononciation de mon nom de barbare, précise que c'est quand même compliqué à prononcer, avant de nous tourner le dos, s'agenouiller au fond du temple et commencer ses prières chantées sur un ton monocorde. Petite pause au milieux de son incantation pour bien prononcer et distinctement mon nom avant de reprendre le flux de son marmonnement.
Suivent pour chasser les démons quelques mouvements large avec un fouet de papier au dessus de nos têtes baissées avant de prendre ensuite place face au taiko doré, d'attraper les bâtons, et d'appuyer sur la touche de lecture de son radio cassette. Une flute shakuhachi s'envole, la Miko qui doit être la fille du prêtre danse très concentrée avec des rameaux dans une main, des sonnailles dans l'autre et répète le rituel de purification.
Clac. Le prêtre interrompt la musique sur son radio cassette à touches mécaniques. C'est l'heure de la coupe de Sake, de la remise des cadeaux et de la photo souvenir. Clic-clac.
La suite nous a conduit dans le restaurant préféré du Petit, un sushi tournant du quartier qui propose des sushi "mîtobôru" et des jeux toutes les 5 assiettes permettant de gagner des jouets aux couleurs de la chaîne de restaurant.
Avant de finir chez Jiji Baba où le petit a pu se confronter à Jiji au jeu de go, pendant que nous dégustions quelques friandises pour accompagner le thé.
La Toute Petite a bien pleuré pendant la cérémonie, les Dieux pourront bien se souvenir d'elle.
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Deux fois plus
Après un passage pas trop remarqué du côté des deux roues (4 commentaires seulement pour me demander des visages et des jolis sourires, ce n'est pas assez pour me décider à vous en donner), et alors qu'il a encore neigé ce matin, je donne dans la surenchère et vous propose aujourd'hui... deux fois plus de roues. Ouais, des voitures.
La grand messe automobile d'Osaka donnait grandement dans le tuning, avec des réalisations très inégales mais qui donnaient dans le brillant. Pour commencer on est tombé dès l'entrée sur ces Mercedes entièrement recouvertes de diamants (bon, des brillants), et si le résultat ne pousse pas trop à s'envisager aller faire ses courses avec, il fallait quand même reconnaître que la réalisation était soignée, si il n'y avait pas eu cet intérieur moumoute imitation putois.
La grande tendance était à la surenchère multimédia. Profusions d'écrans, informatique embarquée et gros amplificateurs, rien n'est de trop pour transformer se voiture. Et il n'est pas si rare de voir en ville des voitures ainsi équipées, avec des écrans sur tous les appuie-têtes, y compris dans le coffre, donc. Je comprend pas toujours :)
Et puis, des voitures sportives, des rouges, des jaunes, il y en avait aussi, mais pas autant que des jolies filles mais ça, je ne sais pas si ça vous intéresse...
Bon, mais tout ça n'est finalement pas aussi sympa que cette Mini Clubman fièrement importée de Bristol avec tous ses autocollants d'origine, et dans un état magnifique récemment stationnée pratiquement au pied de chez moi.
D'un mois sur l'autre
Il y a un petit peu plus d'un mois, la toute petite nous a rejoint, l'occasion ce week-end d'inviter à la maison quelques amis pour un goûter autour d'elle (pour son premier moisiversaire comme on me le soufflait à l'oreille)... et un tout petit peu avant, on en était à se promener dans le quartier pour un premier de l'an sur le thème de l'impatience. Petite sortie de soir avec pour objectif de vous capturer le premier coucher de soleil de l'année 2008 sous nos latitudes*.
A quelques dizaines de minutes de marche de la maison, se trouve le temple de Takasakijinjya, temple qui gère la crèche du petit. Et si le temple est très petit il n'en reste pas moins très fréquenté ce jour là.
Les alentours du temple recèlent d'un jardin japonais digne de Kyoto - dixit la coalition belle-famille - qu'on n'ira pas voir ce soir, mais aussi de rue entière bâties sur un modèle d'habitation unique. Ca fait un peu penser à certain quartiers populaires en Angleterre, par le côté répétitif, mais en plus cheap, et ça porte le nom de Bunkajyûtaku, habitations de la culture ; il y en a même à louer...
Sinon, ah oui ; mon épouse se remet à la vente sur ebay et a quelques magazines mangas pour commencer, on peut même grouper le port avec les articles de ma boutique !
Et alors, et ce premier coucher de soleil ?
* Oui, je sais, l'année d'avant, je vous avais servi le dernier soleil de l'année, ce qui était symboliquement bien plus réussi, mais il ne faut pas compter sur moi pour le premier lever de soleil :)
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Flash back
Pour rebondir sur des thèmes plus reluisants, mais un peu - si peu - anciens, je me disais que je ne vous avais pas parlé du passage à 2008. Il faut dire qu'on avait été un peu bousculé en ce début d'année ! Pourtant le nouvel an est bien passé, et ça s'était plutôt pas mal passé !
Le réveillon, sur fond d'alerte à la toute petite nous a vu au lit très tôt, on n'a même pas regardé la deuxième partie de Kohaku, l'émission de variété incontournable de la Saint Sylvestre nippone. Encore moins vu les 108 coups de minuit, ni le feu d'artifice d'Universal Studio, mais ce n'est pas si grave il suffit de se replonger dans les archives, tous les ans c'est un peu la même chanson... :)
Par contre, on avait quelques accessoires sacrés à amener au recyclage, et le passage du premier au matin à Sumiyoshitaisha n'a pas été mis de côté : tirage de deux omikuji daikichi pour la nouvelle année, et échange-standard de la flèche-porte-bonheur qui orne l'entrée du salon. Quelques haltes aussi dans des Yataïs ludiques pour ramener des jouets made in china aux petits.
Et puis, même retraité, Jiji a un rayonnement toujours aussi vif : regardez plutôt la pile de ses cartes de voeux reçues dès le premier !
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Note de bienséance à l'usage des novices
Lorsque vous vous rendez dans une convention anime pour capturer les sourires des cosplayeuses, essayez de vous souvenir des quelques règles suivantes :
- Vous passerez par la guérite prévu à cet effet pour vous acquitter des 500 yens de droit de cuissage photographique.
- Un gros zoom assorti d'un flash idoine est un plus. Si vous n'avez qu'un petit compact, alors, prenez un air suffisamment pervers pour donner le change.
- Vous ne profiterez pas du flash de vos petits camarades photographes, un photographe par modèle. A plusieurs en même temps c'est dégoûtant.
- Vous ne prendrez pas de photo des photographes, même si les photographes sont très mignonnes.
- Et n'oubliez pas non plus la règle numéro cinq.
Sinon, la surveillante générale, avec son air de matrone SM, viendra, à plusieurs reprises si il le faut vous rappeler les règles, très cordialement mais avec suffisamment de fermeté pour décourager la pire arrogance française.
Et sinon, ah oui, il a neigé cette nuit sur Osaka.
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Sur fond nuit
Un peu avant le réveillon de l'an passé, on avait retrouvé un ami bloggeur exilé à Tokyo et de retour à Osaka pour quelques jours. L'occasion pour lui de découvrir le château d'Osakajo en notre compagnie. Et la chose étonnante, c'est que cette fois encore, j'ai eu sensiblement le même temps qu'à mes dernières venues : soleil rasant sur ciel noir, de quoi obtenir des contrastes absolument surnaturels... si vous en doutiez, les photos suivantes ont été prises en plein jour.
Aurais-je de la chance ou alors, y aurait-il là bas un micro-climat qui maintiendrait ces conditions à l'année ?...
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Reprendre le fil
Aujourd'hui s'achevait mon congé parental. Depuis une petite semaine, tout le monde était de retour à la maison, à l'exception du petit pour qui la crèche avait déjà repris. Aujourd'hui, aussi, un peu partout en ville, les japonais ayant vingt ans dans l'année paradaient en habit traditionnel, de quoi faire un sujet très attendu pour l'ouverture du journal télévisé. Mais moi, j'étais de retour au boulot.
Mais avant ça et avant l'évènement que vous savez, on en était à se promener le jour de Noël dans quelques quartiers un peu usés d'Osaka. Et la promenade s'est poursuivie en longeant les autoroutes suspendues qui balafrent le paysage urbain, pour les quitter et entrer dans des quartiers plus calmes avant de retrouver toujours suspendues, non plus les autoroutes, mais les lignes JR qui encerclent le centre d'Osaka.
Ce qui me permet de vous parler de mes cadeaux de Noël (oui, j'ai toujours aimé ça, frimer un peu le jour de la rentrée) ! Car si je n'ai pas eu le tant convoité 50mm à grosse ouverture, j'ai eu par contre quelques livres de photos très très smart pour qui aime les paysages urbains et industriels (et j'en suis).
En particulier ce livre plein de photos panoramiques des jonctions autoroutières japonaises, de jour, de nuit, d'en haut d'en bas, un livre qui donne le vertige avec ses lignes très dynamiques et ses enchevêtrements parfois inouïs de blocs de bétons et de métal...
Et comme j'aime partager, c'est déjà sur ma petite boutique !
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Se préparer à...
Dehors, les patrouilles anti-feu ont repris ce soir sous une pluie battante, et on passe avec le petit une soirée entre hommes sur le canapé et dans la couette avec mac-do pour tout le monde, DVD Anpanman et tri de photo, portable sur les genoux pour moi ; petit aperçu bien sympa de la situation de dans bientôt, quand la maman sera à la maternité. La maman qui est sortie ce soir pour son bônenkai annuel, la fête de fin d'année de son bureau. C'était d'ailleurs aujourd'hui son dernier jour de travail...
Et je viens juste de terminer le tri de mes photos de la promenade de ce Noël ! Noël qui fut un peu plus gris (dommage pour la lumière) cette année que l'an passé, toujours à Osaka, mais dans des quartiers moins "rabu rabu". Ca a commencé cette année dans un restaurant de curry indien très épicé (probablement un équivalent niveau 15 ou 16 chez cocoro soup curry). Au comptoir, les salarymen s'essuient le front avec les petites serviettes de papier. Et j'avoue ne pas avoir trop vu la différence dans mon assiette 4 curry entre celui au mouton, celui au porc, au canard ou aux marrons.
Pour se remettre de ces émotions, on a rejoint les alentours du parc d'Utsubokôen où j'ai pu réviser ma géométrie de base : arcs, courbes, pans coupés, accordéons, ou damiers, rien n'y manque. En s'éloignant un peu des grands axes, on est également tombé sur ces maisons délabrées très inspirantes pour la photographie, royaume de chats qui ont l'air de passer leur temps à s'amocher les uns les autres.
Et un scooter aussi, "préparé", comme le sont beaucoup de scooter ici, pour se rappeler un peu l'ambiance du manga Akira.
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Kyoto, et nuit
Troisième et dernier volet de cette petite promenade Kyotoïte de ce début de mois. Après avoir navigué sous les érables rouge, nous avons retrouvé Thomas, et retrouvé sensiblement les mêmes lieux qu'une semaine auparavant. J'en avait tant fait la publicité à la maison que mon épouse voulait juger sur pièces.
Et puis, la nuit est tombée, véritable raison en fait de notre venue à Kyoto ce jour là. En cette saison (on est début décembre), les temples de Kyoto ouvrent leurs portes la nuit et se mettent en valeur par des jeux de lumières. Le temple qu'on voulait visiter, Kodaiji, sans afficher complet, présentait à ses abords une file d'attente propre à décourager les moins patients.
Pour nous ce fut finalement le plan B : la visite de la maison de Nene, épouse d'un notable important, juste en face du temple, et qui se faisait sans attente ni cohue. Pour Kodaiji, on reviendra l'an prochain, en semaine. Et ce choix ne fut pas mauvais, pour une maison particulière, elle a quand même un certain cachet. Le jardin est magnifique, et la mise en scène lumineuse très apaisante.
Et puis, on a rejoint Pontocho en naviguant dans des quartiers très chauds de Kyoto que Thomas a su rendre bien mieux que moi. La soirée s'est terminée comme la semaine d'avant au bar ING, en partageant un bout de table ; au fur et à mesure que le bar se remplit, les groupes se resserrent.





































































































































































































