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Un dimanche d'anniversaire

S'il y a bien une chose à éviter le dimanche à Osaka (surtout quand il pleut), c'est de visiter l'aquarium, bien qu'il soit au demeurant très grand et pas inintéressant.

Dès l'entrée on comprend qu'on aurait mieux fait de louer un DVD de Thalassa. Difficile d'accéder aux aquariums, difficile même d'avancer dans le parcours, difficile aussi de ne pas s'agacer du 57ème oyaji qui lâche un "Oishiiii (délicieuuux)" en bavant sur les vitres :).

Le petit s'en lassera le premier, même si il est, du fait de sa taille, le seul à pouvoir accéder, non sans efforts, à la vue des poissons, dauphins, phoques et tortues qui jalonnent le parcours.

Et quand il rate une marche qu'on n'a pas vu dans la pénombre, là on cherche la sortie... Au moins on aura vu ce qu'est une forêt Japonaise, la Japan Forest est un endroit fait d'arbres en plastiques, où on vous rappelle à l'aide de mégaphones de faire attention. C'est So Japan !

L'aquarium, c'était en fait à l'occasion de l'anniversaire du petit qui a soufflé ce soir sa troisième petite bougie. Et il avait bien compris que c'était le jour où il pouvait demander ce qu'il voulait, sur le chemin du retour il nous disait "Bon on va acheter un DVD", refus argumenté de notre part "mais on vient de manger une glace", du tac au tac "Oui, mais j'avais dit que j'en voulais pas". C'était vrai.

Pour l'occasion aussi, une première je crois : Jiji-Baba se sont déplacés le soir jusque chez nous pour manger en notre compagnie du gâteau du petit, regarder quelques unes des 2005 photos du petit qu'on avait trié dans l'après midi et assister à la remise des cadeaux... Je ne vous dis pas ce qu'il a eu, par contre, je vous donne sa réaction à écouter :)


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Et puis, comme ça, sans rapport, alors que le petit joue dans son lit avec sa carte musicale, les employés de la poste font nuit blanche pour préparer l'ouverture demain d'une poste toute neuve, neuve et privatisée. C'est sans doute le premier moment de fermeture au public de ces bureaux d'en bas de chez moi qui sont habituellement ouverts 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

D'après la coalition belle-famille, c'est un moment historique que je me dois de vous donner aussi vite que possible ! Vous en pensez quoi, vous, de la privatisation de la poste japonaise ?

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posté par Ghismo le 9/30/2007 10:09:00 PM | permalink | carte | 12 commentaire

Tous au Soz-bar !

Hier soir, je me suis rendu à l'ouverture de l'éphémère Soz-bar. Soz c'est la société où travaille Thomas, et on y fabrique des blocs plus ou moins gros permettant de construire son mobilier sur mesure, en s'amusant. Et l'idée courait visiblement depuis longtemps d'ouvrir un bar fait de Carpenter-Block. Le résultat est vraiment sympa, tant en terme de design que pour l'ambiance et le choix des bières.

Evidemment, quand on sort avec Thomas, on rencontre toujours du monde sympathique. Quand en plus on a la chance d'être invité, on a droit à une dégustation de trois bières, gratuitement. Trois petits galopins pour commencer.

Puis une excellente Delirium Tremens, en France il y en avait toujours au frigo, excellent, mais attention, bière compte triple. Et pour finir déjà plus très droit sur une Leffe brune. L'occasion pour moi de regoûter aux joies des soirées un peu trop alcoolisées. La bière belge, moi je suis grand fan, et même aux prix Japonais, je me laisse facilement embarquer !

Le retour s'est fait sur le coup des 22h30 et à cette heure là, c'est jouer au caméléon que de zigzaguer tranquillement dans les rues !

Et je me faisais la réflexion en rentrant que finalement, un peu alcoolisé, on avait un regard très photographique, le champ de vision se restreignant... Ce serait peut-être une forme de griserie que de se donner à la photographie finalement... A moins que la griserie donne envie de photographier... Tout ça n'est pas très net.

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posté par Ghismo le 9/29/2007 10:33:00 AM | permalink | carte | 9 commentaire

Atô kchhhhh, crrrrr âtôgomasushhhhh

Dans la série des vacances rayonnantes, on en était à jouer à cache cache avec les bus, mais, et ensuite ?

Ensuite, re-bus, direction Ginkakuji cette fois çi (le temple d'argent). On ne se fait pas d'illusion, il sera fermé, mais j'ai cru comprendre que le chemin de la philosophie y arrivait... et si il y a bien quelque chose à voir à Kyoto, c'est bien "Le chemin de la philosophie". Moi, je ne pensais pas connaître le chemin de la philosophie (la honte), et je ne voulais pas que cette ignorance rejaillisse sur la miss.

On s'y dirigeait sans histoires jusqu'à ce qu'en cours de route, le chauffeur nous invite à descendre, au milieu du trajet, comme ça, sans trop de raison, une course urgente peut-être... Les bus à Kyoto ne nous auront pas laissé une image impérissable cette journée là. La prochaine fois, faudra essayer en vélo...

Le bus suivant arrive et son chauffeur devait être très grippé car il avait une façon très particulière de s'adresser à nous dans son micro, en lieu et place de "Arigatô gozaimasu", on avait à chaque passager descendant de sourds "'atô kchhhhh", "aa tttsssss", "'to kssss", "crrrrr âtôgomasushhhhh". Forcement, fou rire de deux français au fond du bus à chaque arrêt, et aussi un peu entre les arrêt... Ne pas se regarder, surtout. Le problème, c'est qu'il arrive un moment où il faut descendre, et sans pouffer.

C'est à la nuit tombante qu'on entreprend notre chemin de la philosophie, de bout en bout, parce que pendant ces vacances on ne fait rien à moitié.

En cours de route, un petit creux nous prenant, on attend devant un café qui exhibe en devanture des gâteaux sympas. Mais il est 18h01 et les gâteaux seront remballés, on ne nous les vendra pas ; bras croisés en signe de refus. On philosophera le ventre vide.

Le retour se fait par la rivière aux canards, Demachiyanagi, 400 yens, repas trop copieux qu'on ne pourra pas finir, dans les 1000 yens puis 270 jusqu'à la maison.

Grosse journée. 5080 yens. On n'a jamais été aussi près de la fin.

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posté par Ghismo le 9/24/2007 10:47:00 PM | permalink | carte | 0 commentaire

Déjouer la malédiction

Il aura fallu trois allers à Arashiyama pour enfin en apercevoir la forêt de bambou qui s'était à chaque fois défilée. La première fois, on avait marché tout l'après midi et l'arrivée à Arashiyama s'était faite assez tard. La seconde fois, on avait marché toute la matinée, on n'a pas su trop trouver le chemin et qui plus est, on avait d'autres objectifs dans l'après midi. Il y a eu aussi cet été avec Kapoue et son acolyte, où on est arrivé après le dernier train pour les montagnes aux orages. Cette fois, on a pris un train qui fonce droit dessus, dès le matin, histoire de ne pas la rater.

Le train, nous dépose à l'entrée d'un musée de la locomotive à vapeur et du piano (il doit bien y avoir un rapport, je le cherche toujours). Au moins pour les locos, le petit est satisfait de sa journée et repartira avec sa photo souvenir. Depuis ce musée, un train touristique fait le voyage à flanc de montagnes, départ toutes les heures et ce n'est pas donné. Ce sera pour une autre fois, aujourd'hui, on ne se laisse pas distraire de notre objectif. Un peu de marche, croisée de train dans un sens, puis dans l'autre, quand les premiers bambous se profilent sur le côté du chemin, en même temps que ce portrait de Jean Reno, fait d'après photo.

La forêt commence sur un temple, avec un petit jardin de mousse, un petit pont de bois qui n'enjambe rien, une lanterne qui n'éclaire rien, et une feuille d'érable tombée là, par hasard, peut-être.

On s'enfonce ensuite dans le chemin bordé des bambous, il y fait frais, localement, et dès qu'on en ressort la chaleur retombe. Aujourd'hui pas de vent, pas de concert percussif, mais l'ambiance est, de l'aveu de quelques ojisan qui me précédaient, très étrange, c'est un drôle d'endroit, mystique. Ojisan qui se demandent à haute voix en me voyant prendre mes photos si elles seront bonnes... ka mo shirenai...

Il faut un an pour faire un bambou adulte, ils sont ensuite abattus pour être utilisés comme matériau de construction, pour faire des palissades, des échaffaudages, du papier, des ustensiles de papeterie, des textiles, un peu de tout. Sauf que pour graver son éternel amour, mieux vaut lui préférer un bon chêne.

Au bout du chemin, on retrouve une gare, avec quelques boutiques de souvenirs et de quoi manger sur le pouce. Au retour, le soleil fera une fugace apparition, illuminant par endroit ces élancées vertes, magnifique effet, et je regrette que ça ne dure pas.

Le retour se fait par un petit tramway, dont la gare offre sur le quai un petit onsen pour les pieds. La détente y est maximale, maximisée, si on s'y prélasse entre 3 et 11 minutes, c'est écrit à l'entrée.

La baignade coûte quelques centaines de yens en échange de quoi on se voit offrir une petite serviette, et on peut même repartir avec.

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posté par Ghismo le 9/22/2007 01:02:00 AM | permalink | carte | 5 commentaire

Tokyo, sous tous les angles

Après Tokyo Nobody, je me suis arrêté sur Tokyo Blackout puis Tokyo Windows toujours du même auteur, Masataka Nakano, ainsi que sur Tokyo Style de Kyoichi Tsuzuki.

Tokyo Blackout, est un livre qui vous présente la ville plongée dans le noir suite à une panne de courant. Incroyable me direz vous et vous aurez raison, il s'agit en fait des photos issues du film du même nom, réalisé avec trucages, donc. Malgré tout, ce livre reste intéressant, le passage en mode nuit de Tokyo est très réussi et le livre présente aussi une belle série de portraits de nuit des acteurs, angoissés. J'ai regardé le film depuis, et... le livre est bien plus intéressant.

Tokyo Windows est par contre un deuxième gros gros coup de cœur et présente des photos de Tokyo, prises depuis l'intérieur des maisons. Et on retrouve dans ce livre le goût de la composition et tout le talent de l'artiste pour fixer Tokyo sur pellicule. Environ 80 clichés chargés de surprise, tous aussi bons les uns que les autres, pour une visite originale de la mégapole. Un livre que je vous recommande chaudement.

J'ai également découvert grâce à un lecteur (merci Olivier), ce livre : Tokyo Style. Livre de photo au format poche, qui a existé en grand format (mais qui est désormais introuvable et collector). Et en le regardant, je n'ai pu m'empêcher de faire des liens avec Tokyo Windows. Tout est très différent entre ces deux ouvrages : l'un sélectionne soigneusement ses clichés, l'autre donne dans la profusion, l'un se concentre sur le dehors, l'autre sur le dedans, ... Et je trouve que les deux forment un bel ensemble.

Et tout est pour vous dans ma petite boutique, si le cœur vous en dit.

A propos de la boutique, il y a désormais sur les descriptifs des articles des petits boutons "Sharyos" (merci Julien pour l'info). Si vous avez été satisfait des services de GhismoForSale, et que vous avez envie de recommander ce qu'on y trouve, laissez vous aller, ça prend le temps d'une inscription gratuite au service, et ça me permet de m'offrir de nouveaux livres à vous proposer ensuite :)...

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posté par Ghismo le 9/20/2007 09:52:00 AM | permalink | carte | 7 commentaire

Prendre ses jambes à son cou

Ca continue encore un tout petit peu les vacances rayonnantes de mai, si ça vous dit.

La forêt de bambous, c'est par là, pensait-on... ce temple là, a l'air sur la route... Il fait chaud, le temple est payant, l'entrée est à l'autre bout... tant pis pour les bambous, cette fois encore.

On décidera d'utiliser notre carte à la journée et de prendre un bus pour Kinkakuji. Les bus à Kyoto, c'est un peu comme à Nantes, il en passe pas si souvent, surtout à Arashiyama, il vaut mieux regarder les horaires avant de planifier son trajet, habitude qui m'était totalement passée depuis que je suis ici. Ici, les trains, les métros sont toujours là au moment où on arrive. On patiente longtemps, longtemps, une première fois, changement de bus, patienter à nouveau une seconde fois, et descendre un arrêt avant Kinkakuji pour visiter d'abord Ryoanji. Je me souvenais que ça se faisait très bien à pied.

Seulement, ce n'était pas Ryoanji, pas du tout, j'ai mal lu ma carte en japonais. Et ce temple nous rappelle que les temples ferment tôt à Kyoto, il est à peine 16h et déjà le guichet est ici fermé. Un peu de stress.

Vite, prendre ses jambes à son cou, on part à pieds vers le temple d'or, puisque ça se fait à pieds, que ça ne doit pas être si loin et que les bus, on l'a constaté, sont rares. Pas de chance, le bus nous dépasse juste un peu plus loin, l'air narquois, il fait chaud, pas de Kinkakuji en vue, la loose.

Je me suis bien planté avec ma carte. On décide de s'arrêter à une station pas mal plus loin, je demande à une lycéenne où attendre le bus... en face me dit-elle. Traversée dans les clous au feu vert rare et court. En face je redemande à un chauffeur, pour me voir répondre "c'est de l'autre côté"... Retraversée dans les clous au feu vert court et rare. Bien sur, le bus part, sans nous. Et en plus il fait chaud. Bien chaud. Je l'ai déjà dit peut-être.

En arrivant au palais d'or, on a un quart d'heure pour en faire le tour (400 yens sûrement).... On croise deux français "Woh mais ça j'te dis, c'est d'la merde, d'la merde", désignant le pavillon d'or... marrant ces français, quand même... non, pas de la merde, de la feuille d'or :)

Pendant la visite, on suivra une japonaise, l'oreille collée à son téléphone portable. Visiblement, à l'autre bout, quelqu'un qu'on imagine très proche d'elle, la discussion est douce. Et on lui fait faire la visite, l'interlocuteur lui explique les lieux sans y être.

"On ferme" nous annonce-t-on pour rompre la quiétude du lieu.

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posté par Ghismo le 9/18/2007 10:59:00 PM | permalink | carte | 8 commentaire

Sale période

Il y a une vingtaine d'année, Jaco Pastorius quittait la partie, en laissant des piles de boulot immenses pour ceux qui ont à sa suite décidé de pratiquer la basse électrique.

Et puis, il y a quelques jours, son acolyte Joe Zawinul le rejoignait.

Joe Zawinul was born in Earth time on 07 July 1932 and was born in Eternity time
on 11 September, 2007. He, and his music, will continue to inspire!
Ca c'est sur ! Et pour me consoler, j'ai trouvé ce concert de Pastorius à Montréal, en 1982. A l'époque, la moustache était follement à la mode (les montres calculatrices aussi), mais sa musique, elle, n'a pas pris une ride. Allez, une heure de pur bonheur, arrêtez ce que vous aviez en cours, ce n'est pas important ! :)


Et pour les gourmands, je m'étais gardé ça de côté : Weather Report (Black Market suivi de Scarlett Woman), Birland aussi.

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posté par Ghismo le 9/17/2007 11:45:00 PM | permalink | carte | 6 commentaire

Dimanche matin

C'est dimanche matin, au Japon, les futons sèchent sur les balcons.

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posté par Ghismo le 9/17/2007 12:21:00 PM | permalink | carte | 2 commentaire

Avoir Ikea pour voisin

Ca sera le cas pour nous en 2008... Ikea ouvre un magasin à Osaka, et c'est vraiment tout près de la maison. C'est mon épouse qui va être contente ! Je me demande pour ma part si ils feront leurs petits sandwichs au poulet et aux légumes qui coûtent rien.

En plus on aura droit à Benoît Poelvoorde comme manager, c'est bien lui sur la photo, là, hum ?

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posté par Ghismo le 9/15/2007 01:27:00 AM | permalink | carte | 3 commentaire

Libérez vos flux !

Dois-je revenir sur ce que sont les flux RSS, Atom ou XML qui permettent de s'abonner au contenu de la plupart des sites web actuels ? Bon, très vite alors. Il y a longtemps, lorsqu'on surfait sur le web et qu'on s'intéressait à un site, on le mettait dans ses favoris pour pouvoir revenir dessus régulièrement. Le problème c'est qu'on n'était jamais averti des mises à jour du site, et qu'on était obligé de venir voir régulièrement si il y avait des nouveautés, souvent pour rien. Avec les flux d'actualisation, il suffit de s'abonner au flux, dans un logiciel ou grâce à un site spécialisé sur le web, et on n'a plus qu'un seul endroit à regarder, toutes les mises à jour y arrivent directement. Sur PC, j'utilise Omea Reader, mais il en existe une flopée, la plupart étant gratuit : Feedreader, Newsreader, par exemple ou même flock. Sur Mac, je laisse à mes lecteurs mac-user le soin de donner en commentaire leurs préférences. Les sites qui font la même choses mais sur le web, moi j'utilise Google Reader, mais visiblement Netvibes serait un des plus utilisé. Et je n'en dirai pas plus sur le sujet.

En fait, il aura fallu un billet sur Urbanbike pour que je me rappelle d'un autre billet qui annonçait le rachat par Google de Feedburner et l'intégration de ses services gratuitement à Blogger, et pour que je m'y essaye enfin. Comme le disait fort justement Jean-Christophe Courte dans son billet, on est d'autant plus accro à un site que son flux d'actualisation est bon et complet.

Depuis toujours, je crois, le flux de mon blog fournit les billets complets avec texte et photo, parce que j'ai tendance à penser que je sois lu ici ou dans un lecteur Rss, m'importe peu, tant que je suis lu*.

Sauf que, quand même, même sans faire de fixette, on aime bien avoir une idée du nombre de ses lecteurs, ça gonfle l'ego et c'est pas une chose si désagréable que d'avoir l'ego qui gonfle ;P Et quand on tient un site, c'est toujours un peu embêtant que ces lecteurs de l'ombre qui ne rentrent pas dans les stats. D'où ces réactions protectionnistes constatées ici ou là : "je vous donne 200 mots dans mon flux, le reste, venez le chercher chez moi".

C'est là que Feedreader répond à tous les freins qui donnent parfois envie à ces webmestres frileux de donner leurs infos avec parcimonie : Feedburner offre des statistiques très détaillées, non seulement concernant vos flux, mais aussi concernant votre site, et les passerelles entre les deux (combien de lecteurs sur ce billet, parmi eux, combien ont cliqué pour lire sur le site, ...). En plus, les stats sont vraiment compréhensibles du premier coup d'oeil, et ce n'est pas toujours le cas des stats sur les sites web. Et quand bien même vous vendriez de la pub, vous pourriez encore le faire dans vos flux. Et ce n'est qu'un aperçu des services offerts par Feedburner... J'étais très sceptique à l'origine, je suis en fait complètement bluffé par l'étendue et la pertinence des services**.

Du coup tout le monde s'y retrouve : les lecteurs sont contents d'avoir un système pratique pour vous lire, et les webmestres, découvrent tout d'un coup qu'ils peuvent multiplier leurs stats par deux, et que ces lecteurs de l'ombre sont presque plus importants en nombre que ceux que vous voyiez passer auparavant. Et ça, c'est motivant.

Changez d'ère, libérez les flux !

Et si ce n'est pas déjà fait, Subscribe Abonnez vous à mon blog !

* même si pour poster un commentaire, avoir les photos alignées au cordeau, avoir les cartes géographiques sur les billets, voir ce qu'on voit depuis mon balcon en temps réel, il n'y a que sur le blog que vous pouvez le faire.

** et pour ceux qui sont chez blogger, passer de l'ancien système à feedburner se fait de façon totalement transparente, vos anciens inscrits sont transférés automatiquement sur feedburner. Ouvrez un compte feedburner, configurez le sur votre flux actuel, et dans les paramètres des flux d'actualisation, saisissez l'adresse du flux feedburner. C'est tout.

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posté par Ghismo le 9/13/2007 11:10:00 PM | permalink | carte | 7 commentaire

Le grand retour des drag icons dans Flock

Houra !

Ah ! Je l'attendais avec tant et tant d'impatience, que je n'y croyais même plus. Et je m'imaginais réinstaller la version 0.7 par dessus la 0.9.

La version 0.9.1 de flock est disponible en pre-release pour les impatients et corrige un certain nombre de bugs et de feature requests. J'avoue m'être arrêté dans la lecture de ce billet à l'énoncé du premier correctif, c'est tout ce que j'attendais !

Ces petites icônes sur la barre de médias qui permettent de faire des glisser-déposer de ses photos en petite et en grande taille sont donc de nouveau là, sous mes yeux qui en pleurent de joie (j'en ferais un peu trop ?). Je peux de nouveau créer mes billets sans passer par le code HTML, ce qui est quand même à la fois plus smart et plus rapide.

Il faut activer la fonctionnalité qui ne vient pas par défaut, en allant dans les settings de la Media Bar. Et la preuve que ça marche bien :

Merci !

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posté par Ghismo le 9/13/2007 10:28:00 PM | permalink | carte | 0 commentaire

La montagne aux orages

Des vacances rayonnantes, il en reste encore un peu ?

Oui, treizième et avant dernier vrai jour de vacances, et aujourd'hui, c'est Kyoto. Depuis la maison, 270 yens vers Umeda puis 390 yens avec Hankyu jusqu'à Kawaramachi. Cette fois ci, on a bien retenu la leçon de notre dernière virée à Kyoto et on prend notre carte de bus à la journée, 550 yens, dans une petite boutique à la sortie du métro. La vendeuse nous tend les tickets, ainsi qu'un plan de Kyoto, en japonais. Je commence à déchiffrer autant que je peux le plan, quand, quelques secondes à peine après l'avoir déplié, un petit pépé nous aborde pour nous demander, en anglais, où on allait. Bonne question, on a des endroit où aller mais pas vraiment d'itinéraire précis. Je lui répond Kinkakuji au hasard, c'est par là, suivez moi. En marchant, vite, on discute un peu, s'enquiert de où on vient et depuis combien de temps on est là, pour combien de temps encore, il nous déposera devant les abris bus, rebroussant alors chemin pour reprendre le cours normal de sa vie. Merci, beaucoup.

Changement de programme, de nombreux bus passent, jamais le nôtre, on finit par prendre le premier qui passe et qui finit sa course à Arashiyama. Ce trajet est vachement long et je me dis qu'on aurait mieux fait de prendre le train. Le bus est plein, et, pour la première fois que je suis au Japon, les gens sont courtois, les jeunes cèdent leur place aux vieux, qui s'assoient sans se confondre en excuses incessantes, ça a l'air normal ici. Kyoto c'est vraiment autre chose qu'Osaka ! Les plus jeunes descendent par grappes, sans doute aux abords de leurs écoles, la moyenne d'age doit approcher les 84 ans au moment de descendre. De jeune, il ne restait plus que nous.

Aujourd'hui encore, je n'ai qu'un objectif à Arashiyama : la forêt de bambous, pas trouvée la dernière fois.

On arrive enfin à proximité de la rivière et de ses montagnes bossues. On prend tout notre temps, le lieux est reposant, et on décide de partir à pieds par les petits chemins qui bordent la montagne avant de s'y enfoncer. Je lorgne sur les petites barques qui nous permettraient de rejoindre l'autre rive, mais ne sachant pas trop comment expliquer que je veux la louer sur la rive droite pour la laisser sur la rive gauche, je m'abstiens.

On suit le chemin quand un panneau nous indique au bout une vue breathtaking, en anglais, dans le texte. On sent le coup venir, mais on ne le verra peut-être qu'un fois, alors, beh, allons y ! 400 yens la vue breathtaking pour prendre en charge les réparations du minuscule temple en presque ruines qui est posé en haut de la colline. Les malins, ont trouvés un truc très con pour faire raquer tout le monde : le coup de cloche "gratuit", c'est écrit dessus là encore en anglais, et ce, jusqu'à trois coup par personne (faudrait pas non plus abuser). On va se priver, tiens, gon, gon, gon ! :) Ainsi alertés, les moines ne vous laisseront aucune chance de repartir sans laisser votre monnaie !

Sur le retour, les barques sont toutes louées pour des groupes de collégiens qui cherchent à se couler, et arroser le plus possible le corset des copines. Bon, on a tous fait ça aussi, non...

On commence à avoir les crocs, pour nous ce midi, c'est zarusoba setto, très bon, et très léger, un peu plus de 1000 yens. En sortant du restaurant, je consulte les plans... Ah ! La forêt de bambous, c'est par là...

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posté par Ghismo le 9/13/2007 07:00:00 PM | permalink | carte | 6 commentaire

On ne dira plus jamais "J'ai mes billets !!!!"

L'IATA dans un communiqué annonce avoir passé commande des quelques 16,5 millions de billets d'avion papiers nécessaires pour couvrir les besoins jusque fin mai 2008. A partir du 1er juin, tous les billets d'avion émis seront électroniques. Non, pas électroniques, nucléaires.

Bien entendu, il est question de coût dans cette décision, 7 euros d'économisé par billet avec en bonus une conséquence écologique de 50'000 arbres sauvés de l'abattage (c'est facile de se donner bonne conscience écologique, quand on sait ce qu'un avion génère comme pollution...).

Tant pis pour les albums photos, l'excitation préalable aux grands départs et les souvenirs, tant mieux pour les arbres :)

via Art du service

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posté par Ghismo le 9/12/2007 01:11:00 PM | permalink | carte | 6 commentaire

Tourner autour du pont

De retour de la plage, le pont Akashikaikyoohashi projette son ombre dans la brume, créant une nouvelle route hypothétique, bretelle vaporeuse rejoignant la côte de l'autre côté. En changeant d'angle, c'est le soleil qui prend l'eau comme miroir pour se refléter sur les croisillons métalliques qui soutiennent le tablier du pont. Les photographes se sont donnés le mot, et sont là nombreux, attendant le moment pour déclencher, shootant quelques fleurs ou quelques portraits des enfants qui jouent sur l'herbe pour patienter. De la patience ils en ont à revendre.

Le pont se visite, et je n'aurais raté celle ci sous aucun prétexte. L'accès se fait par un accès situé dans une des piles, massive, du pont. Au rez de chaussée, des vidéos montrant des ponts qui s'écroulent, et des essais en soufflerie d'une maquette démontrent assez maladroitement la solidité de l'ouvrage. Et puis, quelques étages plus haut, une sorte de sas avec un sol métallique zébré de jaune et de noir se donne des petits airs de sortie de navire spatial. Derrière, le chemin est ouvert aux vents, balisé de solides grillages, la vue est grandiose, comme espérée.

Au bout de cette passerelle, un espace vitré, feutré, moquetté, climatisé, musique de chambre à volonté, avec caméras sur écran géant dirigeables par joystick, en panne, jumelles à 200 yens la minute, dessins commentés de la côte sur les baies vitrées, café à peine aimable, on ferme.

Le soleil se couche, mais on ne va pas se quitter aussi rapidement, alors que la côte cache deux pavillons 4x4 dessinés par Tadao Ando. En plus, le pont, toujours lui, se pare de mille couleurs une fois la nuit tombée.

Sur les plages quelques fusées de feu d'artifice jaillissent, même en septembre, il reste encore un peu d'été. On mangera dans un kaitenzushi après avoir pris une bière, dans un café pour chien.

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posté par Ghismo le 9/11/2007 09:13:00 PM | permalink | carte | 2 commentaire

Goûter Osaka la nuit

Ne croyez pas qu'après un si bon repas on soit rentré se coucher, c'est pas comme ça que ça se passe pendant mes vacances planantes de mai.

On s'est donc séparé du groupe après le repas, pour la première soirée en ville de mon hôte, la descente vers le sud passe par Shinsaibashi et ses enseignes de luxes, on emprunte ensuite ce long shôtengaï qui descend jusqu'à Namba, en passant par Ebisubashi et ses illuminations permanentes. En ce moment, le quartier est tout en travaux, mais en se faufilant habillement, on peut en profiter un peu.

On reste quelques temps dans le quartier qui a cette heure pulse un peu quand même. Des garçons, cheveux teints, mèches épaisses, look de héros manga recrutent, abordent les jolies filles, pour leur proposer... leur proposer quoi d'ailleurs ? On entend dire parfois que c'est pour leur proposer l'adresse de bars à hôtes, parfois pour leur offrir une soirée tout frais payé dans d'autres bars fréquentés par des garçons friqués. On entend dire, on n'a jamais trop su en fait ce qui se dit, ce qui se propose à ces instants. Ce qu'on sait, c'est que leur compagnie est bien pénible.


Il y a aussi ici le meilleur restaurant à Râmen d'Osaka, sorte de bouge qui peut faire peur, mais connu pour ses bols de nouilles, je n'y suis encore jamais allé, jamais osé.


Un peu plus à l'ouest, on tombe dans Dotombori, et c'est encore plus chaud qu'un peu plus à l'est. La rue aligne les hôtels, love-hotel pour la plupart, des restaurants à fugu aussi. Tout ça clignote, n'est pas toujours du meilleur goût. Un petit temple tente de sauver la mise, et il a du pain sur la planche !

On suivra tout le long une petite poupée, habillé et coiffée comme une princesse, très mignonne, très seule, trop sûrement, ça ne devrait pas durer.

Et puis revenir sur nos pas, repasser devant les Râmen, et filer au sud vers Namba. Namba, sa gare, grande comme l'hyper-centre de Nantes, sans doutes, mais sur plusieurs étages, et en sous sol aussi.

Depuis Namba, on remonte nord-ouest, vers Namba Hatch, où on prendra un Umeshu (alcool de prune) dans un bar très design, très vide, 400 yens.

Retour à la maison avec le dernier train, 270 yens.

4170 yens, et pourtant on fait attention.


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posté par Ghismo le 9/07/2007 11:28:00 PM | permalink | carte | 6 commentaire

Pas bon, pas bon du tout

Il ne le faut pas, je le sais, je le fais quand même.

Il ne faut pas aller dans un magasin d'instruments de musique, le midi, alors qu'on a faim. Quand bien même on y irait, il ne faut pas toucher aux instruments. Surtout pas à cette contrebasse électrique, ça donne... des envies. Le soir venu, on se rue sur le web et on cherche tout ce qu'on peut sur l'instrument, on en sait vite plus que n'importe qui dessus, et on a envie, envie, envie. Ca ne s'arrête jamais.

Quand en plus un modèle d'occasion comme neuf vous tend les bras sur un site d'enchères... à plus de trois fois moins cher qu'un modèle neuf en France, à plus que deux fois moins cher qu'un modèle neuf ici... heureusement, l'enchère vient de s'achever*.


Et c'est qui qui va pas dormir cette nuit...

* Sauf que le vendeur l'a remise en vente pour une nouvelle journée... yaaargh, c'est foutu pour cette nuit.

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posté par Ghismo le 9/07/2007 10:12:00 PM | permalink | carte | 5 commentaire

Les adresses de Jiji

On en était resté à Tempozan de tes vacances planantes de mai, mais, et après ?

Le soir approche rapidement, et le rendez vous d'avec Jiji aussi. On arrive à Honmachi avec une belle avance, qu'on meuble avec un café, 300 yens, puis avec un tour dans le quartier, petit shôtengai animé, le temps de laisser attendre un peu Jiji quand même au pied de l'immeuble.

Ce soir, la spécialité du restaurant est le tofu ; tofu sous toutes ses formes, chaud, froid, solide ou presque liquide, accompagné de mille manières. Le restaurant est incroyable et situé à quelques dizaines d'étages au dessus du sol. On mange dans de petites pièces privatives, la porte pour y entrer doit faire 1m30, pour forcer les invités à se courber en signe d'humilité en pénétrant dans la pièce. Pièce privative, mais avec ici une vue sur la ville superbe, on est en plein centre.

Pendant le repas, Jiji prendra une photo de moi qu'il m'offrira très satisfait de lui, le surlendemain. Je suis sûr qu'il l'a photoshopée, en me grossissant le pif et en me faisant une mine rougeaude du plus bel effet.

Et, non, vous la verrez pas. Je l'ai brûlée :).

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posté par Ghismo le 9/06/2007 10:19:00 PM | permalink | carte | 7 commentaire

A la plage

A Maiko, il y a une plage, mais on y reviendra.

Avant de parvenir à la plage, il y a la petite gare très mignonne, et puis ce pont magnifique, qui relie indirectement l'île de Honshu à celle de Shikoku, il y a aussi ce très bel ensemble architectural bar-hôtel-restaurant-salle de mariage avec vue sur la mer, vue sur le pont.

Le pont, quel pont ! (mais là aussi, on y reviendra)

Très vite, la plage se profile, une plage pour de vrai, artificielle comme il se doit, mais, une plage avec des vagues, de l'eau sal(é)e, des bateaux pneumatiques, des enfants qui crient (même un qui vomit à côté de vous, dans l'eau), des couples qui flottent, des méduses sans doute. Le petit n'a plus peur des vagues, au contraire. Il y a ensuite le sable, une langue de sable au contour profilé, en forme d'epsilon double, taillée au bulldozer comme dans un jardin zen. Il y a même des pins devant le sable et un love hotel devant les pins. Du soleil aussi. Les douches sont démontées, on est le 2 septembre, la saison est finie. Pour ne pas se sentir trop perdu, il y a un centre commercial à côté. La radio des voisins aussi. Sur la plage, des rodas de capoeira ont commencé.

Maiko de Janeiro.

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posté par Ghismo le 9/05/2007 09:04:00 PM | permalink | carte | 5 commentaire

Otanjyôbikai

Le petit a bientôt trois ans, pas tout de suite tout de suite, mais ça s'approche. Et la crèche organise une petite fête, le mois de l'anniversaire, où les parents sont invités. Ca fait visiblement un petit moment que ça se prépare en douce, mais on n'était au courant de rien, sauf de la date.

Le petit qui dès ce matin semblait très en forme d'avoir son otanjyôbikai (le nom de cette fête), s'est brusquement trouvé pris d'un trac monstre au moment de passer en scène. Oh, pas grand chose - la scène ; une petite chaise installée devant les trois parents présents, Baba et les autres enfants agenouillés, pour un petit cérémonial mené par les sensei de la crèche.

Mais, le regard fixe sur les chaussettes, les mains qui tortillent ce qu'elles trouvent à tortiller, et une grosse gorge bien nouée dont ne sort aucun mot. Tout juste un discret "je me sens pas bien" glissé en loose.

Pour les parents, c'est "séquence revival", quelques vieux souvenirs d'enfance profondément enfouis qui remontent péniblement à la surface, souvenirs d'émotions, pas vraiment de circonstances.

Ca commence en musique, une des sensei, soulève le couvercle de l'orgue électrique, joue et chante une comptine enfantine, d'une voix de sorcière pas très juste, l'accompagnement aussi est approximatif, mais, ça n'empêche que ça s'énerve de suite parmi les enfants. Le petit, lui, reste inerte.

L'interview était préparée et les réponses notées à l'avance sur la petite carte d'anniversaire ; la sensei, aidée d'un micro Mickey en plastique d'apparat pose alors ses petites questions :

- quel est ton copain préféré ?
- .
- Sato kun ?
- .

- euh... les jeux que tu aimes bien ?
- .
- Les trains ?
- .

- et ton plat adoré ?
- .
- qu'est-ce que tu adooores manger ?
- le riz
- Ah bon, ce ne sont pas les Udon ?
- .

- ce que tu veux faire quand tu seras grand ?
- euh... TOTORO !

Rires, bien sûr. Aucune des réponses ne correspondait avec celles données en répétition, bon, et puis...

Presque aussitôt cette cérémonie passée, les photos prises avec un vieux compact argentique d'il y a 20 ans, les petits ont pu passer à table, et nous, les regarder manger. Et c'est très touchant de voir le petit manège des enfants avec leurs sensei, la petite prière chantée qui précède le repas (c'est une crèche shintoïste), les grimaces de l'un, les rires de l'autre, en face, et les demandes de rab'

Et du rab' il y en a pour qui en veut, autant qu'on en veut !

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posté par Ghismo le 9/04/2007 09:19:00 PM | permalink | carte | 8 commentaire

Philosopher en chemin (ou pas)

La suite logique, lorsqu'on se rend au Ginkakuji, est de filer au sud, empruntant ainsi le Chemin de la Philosophie. Quand vous discutez avec d'autres de leur voyage au Japon, on pourra vous demander comme un fait acquis "Tu as vu au moins le Chemin de la Philosophie ?" et vous de bredouiller en réponse "Euh... c'est quoi". Mauvais, très mauvais, nul voyageur à Kyoto ne peut s'affranchir du Chemin de la Philosophie, et c'est très justement qu'on sera en droit de vous répliquer "quoi, Quoi, QUOI ? Tu connais pas le Chemin de la Philosophie ?? J'hallucine trop là ! Quel naze.". Je l'avoue, et grande est ma faute, je ne connaissais pas le Chemin de la Philosophie, plus précisément, et c'est déjà ça, je l'avais emprunté sans le savoir (j'ai des preuves). Ce n'est que lors de mes vacances de mai (en cours d'impression, on arrive d'ailleurs très prochainement à cet épisode), que je m'en suis rendu compte, en m'y rendant, délibérément cette fois ; je connaissais donc bien.

C'est donc, fier comme un coq, que j'ai pu mener mes amis nantais sur le dit chemin, en leur rabâchant autant que je le pouvais qu'ils se trouvaient dessus. Sur le chemin, un petit pépé que j'avais déjà croisé au même endroit il y a longtemps, nous aborde, en anglais, toujours, pour déballer sa petite boite à gâteaux de fer blanc qui contient ses galets peints, touchant petit pépé, mais, non merci.

Il faisait chaud, et une pause climatisée se faisait désirer. Premier arrêt dans un Organic Café sur le bord du chemin, accueil feutré dans une ambiance très cosy. Au menu, gâteaux, cafés et jus de fruits bio. Sur la terrasse le soleil joue avec son ombre, pour protéger un Chat Noir en Tournée.

Un peu plus loin, autre café, abritant cette fois ci un jardin magnifique ; au fond du jardin un magasin de cosmétiques qui intéresse nos convives de près. Longue pause, achats pour les uns, photos pour les autres.

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posté par Ghismo le 9/03/2007 09:10:00 PM | permalink | carte | 4 commentaire

Planer sur la ville

Toujours pas fini tes vacances planantes de mai Ghismo ?

Ca commence pourtant à sentir la fin, plus personne n'a trop d'argent, il y a les cadeaux à rapporter pourtant, alors on envisage la fin des vacances avec encore un peu plus d'attention portée au budget. Ce mercredi soir, Jiji nous invite dans un restaurant du centre, on décide donc de ne pas trop s'éloigner. Aujourd'hui, ce sera Osaka : Shinsaibashi, Tempôzan, Honmachi et Namba illuminé (oui, l'itinéraire, c'est du n'importe quoi, les vacances ont leurs raisons que la raison ne connait pas). 850 yens de carte de métro.

La journée commence entre Namba Hatch et Shinsaibashi, un quartier un peu olé-olé où j'avais passé une partie de mon Noël dernier. Le midi, j'ai mené mon hôte dans un Jingiskan. Il s'agit d'une sorte de yakiniku (barbecue d'intérieur) mais à base de mouton, et ce serait une spécialité de Hokkaido. Un ami me disait que c'était pas très apprécié des japonais le mouton, que ça aurait un goût trop fort et que seuls les sauvages du nord pouvaient l'apprécier. Les japonais ont tord, c'est excellent, et je ne manque pas une occasion d'y retourner, moins de 1000 yens.

Et puis, on prend le métro vers Tempôzan, la ligne est en partie aérienne et j'apprécie toujours beaucoup le trajet qui file à l'ouest, laissant sur notre gauche le Kyocera Dome, puis le port avant de nous mener devant la grande roue de Tempôzan, à droite. L'excursion passe par des sommets, vertigineux, le port, ou un ojisan bizarre a décidé après quelques étirements bruyants de passer l'après midi à refaire la pelouse du parc à l'aide d'un club de golf, sans balle, motte par motte.

Tempôzan, c'est un endroit totalement artificiel, bâti sur une presqu'île, elle aussi artificielle, qui est tout orienté vers les loisirs : centre commercial (et le premier loisir des japonais, c'est bien de faire des achats), imitation de vieille ruelle japonaise pleine de petits restos pouilleux d'inspiration, pouilleux pour de vrai, à côté ou dans les étages, café Haagen-Dasz, magasin Hello Kitty, le magasin du takoyaki et ses bonbons sucrés-salés-poissonnés au takoyaki, grande roue, animalerie à l'entrée payante, musée ninja, salles de jeux, aquarium, petit cinéma où se tient le festival du film européen, embarcadère pour croisière en bâteau, imax, musée d'art Suntory (oui oui, le whisky)... Dur dur de ne pas dépenser dans une telle ambiance. 650 yens de glace, et beaucoup plus pour remplir la valise. On tient le coup.

On fait également un tour de grande roue (et j'apprends que c'est une des plus grande du monde, 110m), 700 yens, en semaine, l'après midi il n'y a pas grand monde, mais on arrive tout de même à monter dans la nacelle qui suit les trois autres clients de l'après midi. En s'approchant du sommet, la nacelle d'à côté et ses occupants se présente au même niveau que la notre, la fille, bleue, se tient le visage, a pas l'air bien du tout. Arrivé en bas, un employé a droit à son tour gratuit, lui, son balai et sa serpillière.

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posté par Ghismo le 9/03/2007 10:45:00 AM | permalink | carte | 14 commentaire

 

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